1966 : Laurent Garnier, c’est moi !

Laurent Garnier, c'est moi. Et je hais la techno.

Mon nom est pourtant irrémédiablement associé à cette musique. On l’a vu placardé sur des grandes affiches à Paris : « Laurent Garnier à l’Olympia »… Dans des magasins on a vendu des posters qui proclamaient « Laurent Garnier : le roi de Paris »… Même moi j’ai trimballé des cartes dans mon portefeuille on l’on pouvait lire : « Tous les jeudis soirs Laurent Garnier au Rex ! »… Ce nom, c’est le mien !

Well, en fait, ce nom c'est le mien, mais pas que : le grand DJ, la coqueluche de Londres, la french Touch, c’était l’autre. Pas moi. Moi j’ai juste eu droit à deux trois coups de fil quand j’habitais à Paris. Des coups de fil au hasard, perdus d’avance… : «…- Ah c’est pas vous… (mais si bordel c’est moi Laurent Garnier !!),..Oui j’appelais au hasard, j’ai trouvé votre nom dans l’annuaire, je me disais bien.. Et vous sauriez pas où je pourrais trouver son contact ? – Ben non. Je le connais pas, désolé… » . Comme si ce lien homonymal impliquait que je sois « en rapport » avec lui d’un manière ou d’une autre . Je le connais pas ce type ! Déjà, il m'a pris ma place en haut des affiches !! Franchement, imaginez des affiches terribles, avec votre nom en énorme, suivi de "A l’Olympia" ! Ben ça vous fait tout drôle, parce que c’est quand même pas vous. Pourtant, moi aussi je voulais en faire de la musique. Plein. En vivre.

En plus, on est né tous les deux la même année : 1966. Bon, c’est vrai en 1966, Laurent c’était plutôt un nom à la mode…Mais bon, ils auraient pu l’appeler Vincent, Christophe, Jean Jacques ou même René ses parents… Ouais, « René Garnier le roi de Paris ! » Ca aurait planté grave ! Mais non, ils ont eu la même idée nos parents…. Mais, au fait, c’est lesquels qu’ont copié ? C’est qui le premier Laurent Garnier ? J’ai cherché l’autre jour pour en avoir le cœur net. Et, j’au vu que j’étais arrivé deuxième. J’ai été un peu déçu...

C’est vrai il est toujours premier partout lui. Mais, pendant qu’il trouait les plafonds à Londres, Paris, Tokyo ou Berlin, moi, j’étais tout seul,… ou en tous cas pas nombreux. Surtout vers la fin. Les derniers concerts je pouvais savoir précisément le nombre d’entrée qu’on avait fait rien qu’en regardant la salle tellement le public était statique et clairsemé. Et pourtant c’est pas faute d’avoir essayer. Souvent j’ai cru qu’elle était là, la mélodie qui tue. Mais non, il paraît qu’elle était à Manchester, à l’Hacienda.

Mais j’ai pas complètement renoncé. Non, non, non, j’ai pas renoncé. Faire du Rock, c’est ma passion ultime, irrévocable, physique et sans issue comme dirait l’autre…. Et je fais encore tourner des sons, des tas de notes, et je me régale toujours autant à les assembler.

Alors je vais tout enregistrer ! Tous les morceaux que j’aime bien. Et les nouveaux aussi !. Et je viendrait les déposer ici !. Et l’autre n’a qu’à bien se tenir : the second one is back !!

 

 

 

dimanche 04 septembre 2011 14:49


1979 - The cure

 

I - La p'tite histoire

1979 : Laurent Garnier a 13 ans

Si on tape sur internet, on trouve qu'un ami de son père est le directeur général de la maison de disques CBS, et qu'il s'est déjà constitué une collection de vinyle impressionnante. Déjà, ça commence vraiment fastoche pour lui. Moi mes parents ne fréquentaient aucun directeur général d'une quelconque maison de disques que ce soit... Bref, on trouve aussi, qu'à la fin des années 1970, « grand fan de la musique disco, il suit son frère aîné dans les clubs de la région ».

Mais non,... Mais non ! A la fin des années 70, Laurent Garnier vient d'arrêter le foot.
Ouais, ca m'est arrivé d'un coup. Alors que j'avais toujours rêvé d'être le Gérard Farizon de l'an 2000, du jour au lendemain : « j'arrête le foot. » L'adolescence avait terminé sa phase d'incubation. Pour preuve, ma passion pour la musique grandissait, elle, de jours en jours. Et, même si j'avais pas sa discothèque, moi aussi j'avais un grand frangin passionné par la zik tout comme l'autre : Police, Edth Nylon, B 52, Patti Smith, XTC, Starshooter, Bijou, Téléphone. On écoutait tout ça tout le temps tous les deux. On dansait dessus. Comme des fous. Comme ce jour, ou l'on se trouvait à 2000 light year from home, emportés par la houle soulevée par Patti Smith, et que l'adjoint au maire a surgit dans le salon. Dehors, il entendait bien qu'on ne l'entendait pas. Alors il est rentré... Waouh, le coup d'arrêt a été terrible ! On est resté suspendu en l'air un 1000 de seconde. Et pis on est retombé sur terre, tout enfarinés. L'adjoint avait un doigt dans l'oreille : « c'est fort ! » qu'il criait. Il a du avoir une pensée ému pour nos parents... «Huum, ils risquent de mal finir les enfants Garnier... Ils seraient pas drogués quand même ?». Si, qu'on l'était, et même qu'on les augmentait tous les jours nos doses de rock. C'était trop bon. Ca nous remuait au plus profond !

C'était ça 1979 pour Laurent Garnier. C'était ca, et la messe. Mais,... de moins en moins. La aussi ca sentait le décrochage. Je prenais de plus en plus de liberté avec Jesus et sa tribu. Pourtant, c'est un peu lui qui m'a conduit vers la révélation. Par inadvertance, juste un peu avent Noèl. le 16 décembre exactement. Un week end ou, nous étions tout seul à la maison mon frangin et moi, et donc, en vacance de messe. Mais avec toute la matinée pour nous préparer à regarder Chorus.
Chorus... J'en avais déjà vu des brides chez mon cousin. Sa mère lui disait « Eteint la télé maintenant qu'ils sont arrivés », mais lui il voulait pas. « Il y a Siouxsie !! ». Et mon frangin et moi on été d'accord, on voyait que ca bougeait la dedans. En plus mon frère, il connaissait Siouxsie , il savait qu'elle était hyper cool ! Chorus..., c'était en même temps que Le jour du Seigneur. A la télé, en 1979, le dimanche matin, sur la une on célébrait la messe, et sur la deux on célébrait le rock ! Avec que des groupes terribles, tous en concert, et tous fous ! Chorus... Non mais regardez moi ce générique : c'est froid, c'est rèche, c'est anticapitaliste à fond ! Mais revenons au Chorus de ce matin là, où The cure et Marquis de Sade était au programme. Je connaissais pratiquement rien de ces deux groupes. Juste une chanson de Marquis de Sade, Konrad Veigt, qui passait au Hit Parade de Jean Loup-Laffont sur Europe 1, et aucune de l'autre groupe, The Cure............
Et d'ailleurs ca a commencé par eux : The Cure.......
Et là, juste au début du sermon, la musique que vous attendiez est là ! Vous ne saviez même pas que c'était elle que vous attendiez, ni même qu'une telle musique existait, mais elle est là ! La colère, la jeunesse, l'innocence, la simplicité, le spleen, le son du rock sont DANS cette musique ! Je suis un gamin mais je suis en train de comprendre ce qu'est le rock. Le vrai rock. Celui des tripes, qu'on n'explique pas. Celui de la jeunesse qui pousse et qui crie parce que ca fait mal. Jamais plus la découverte d'un nouveau groupe ne me fera autant d'effet que ce matin là quand, à l'heure du sermon, j'ai vu jouer devant moi les Cure. J'avais l'impression d'écouter une musique parfaite, faite pour moi. Imaginez, vous avez 13 ans et vous prenez A forest comme ca dans la tête 
alors que vous devriez être à la messe. Bon sang mais ca tue !

En tous cas après ça, des Cure j'écoutais tout. J'ai eu des tas de pirates, surtout des années 1979/80 avec des version à tomber par terre de M, Threee Immaginary boys ou même 10 :15 on saturday night . J'en avais dégoté une vesion live de 1977 ou 78 de ce morceau. Robert smith était jeune et on sentait encore sa rage dans cette version à rallonge qui se terminait par un espèce de plan reggaae/punk qui bastonnait d'enfer ! Incroyable. D'ailleurs, quelques années après, je le faisais écouter à tous ceux qui disait que Cure c'était pas du rock. Et, à la fin du morceau, on sautait partout. Il m'a marqué ce morceau.

L

Tellement que, bien des années plus tard, je m'en suis servi pour écrire une de mes pop song terrible : the Cure.

II - La chanson : The cure

About music : Le thème qui commence et qui est récurrent, je l'ai trouvé en triturant le plan du début de 10 :15 on a saturday night. A un moment donné, j'ai trouvé que ca fonctionnait bien. J'ai pensé que si j'arrivais à sortir un morceau de ça, il s'appellerait The cure.
About words : On retrouve le protagoniste de 10 :15 on a saturday night , des années après. Il n'est plus assis sur son évier mais il se réveille : « 10 :15 on sunday morning , impossible to sleep and my mouth, is dry. ». Il est camé jusqu'au os et sa nana veut le larguer. Lui bien sur, il veut qu'elle reste, et il lui promet qu'il va se soigner. Il lui crie « I need a cure ».
About... : C'est un morceau qu'on réussissait bien en concert. Dans l'enregistrement studio, la fougue sort pas pareil, et la voix pêche un peu je trouve. Ecoutez bien la basse est terrible pendant toute la montée ! Quand Igor, le bassiste nous a sortir ça en repettte : waouh ! « Let me stand into you fire ! ». Il y a des répètes d'anthologie. Partout. Etc'est pour ca qu'on joue.

Enregitré en aout 2005 au studio "In the Box " (Montpellier) par Cédric.

  • Basse : Igor

  • Batterie : Mathias

    Guitare chant : Lauren
    t

dimanche 04 septembre 2011 23:39



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